Alors trois questions majeures se posent : La FFRIM a-t-elle pêché par naïveté ? Les Mourabitounes étaient-ils à la hauteur sur le terrain face au Nzalang ? Et qu’en-est-il de la réserve déposée auprès de la CAF contre les huit joueurs équato-guinéens ?
Pourtant tout avait bien commencé. À Nouakchott, les équato-guinéens étaient biens accueillis, les conditions d’hébergement et transport étaient parfaitement assurés. Aucune plainte n’a été signalée de leur part durant tout leur séjour. Une belle fête a même été organisée en l’honneur des joueurs du Nzalang à l’hôtel Mauricenter, la nuit de leur défaite face aux Mourabitounes, avant leur retour à la maison. Mais dernière ce sentiment de joie des guinéens, se cachait une réelle volonté de nuire à l’adversaire, en usant de tous les moyens possibles pour barrer la route aux Mauritaniens, en vue d’une qualification au second tour des éliminatoires de la CAN 2015. Personne ne s’attendait à un tel comportement à l’égard de la Mauritanie.
De toute façon, il est important de souligner qu’en matière de sport, l’amitié et l’hospitalité importent peu, seul le résultat compte. Si les dirigeants mauritaniens ont été exemplaires à Nouakchott, tel n’a pas été le cas des guinéens à Malabo. Il est inutile de revenir sur la mésaventure vécu par la sélection nationale sur place.
Cependant, au-delà de ce comportement extra sportif de nos adversaires, il est important de s’interroger sur le choix tactique emprunté par le coach dans ce match. Était-il le meilleur choix malgré les conditions difficiles qui ont été imposés par les guinéens ? Il est difficile de répondre à cette question étant donné que nous ne disposons d’aucune image du match, mis à part les quelques photos et autres commentaires publiés via les medias, notamment les sites internet du foot mauritanien. Toujours est-il que le choix tactique de Patrice Neveu pourrait faire débat, vu que la pression sur les joueurs était très forte.
Maintenant nos espoirs de qualification portent sur la décision que prendra la CAF suite à la réserve déposée par le capitaine des Mourabitounes sur les présumés joueurs colombiens naturalisés guinéens. Rien n’est moins sûr quant au résultat qui sera donné, sur la base de la réglementation en la matière, la CAF devrait statuer sur la question dans les jours à venir.
En tout cas, l’espoir de qualification reste minime quand on sait que la caf n’a pas encore réagi jusqu’à présent sur tout ce qui s’est passé lors du match à MALABO. Elle pourrait bien nous jouer un sale tour en rejetant notre requête en arguant le bien fondé de cette réserve.
Dorénavant, les dirigeants de la FFRIM doivent considérer qu’un match de football se prépare et se gagne à l’avance. Il se gagne certes sur le terrain mais aussi en dehors et même avant le match. La bataille et la pression psychologique, voire mystique, doivent être prises au sérieux, rien ne doit être laissé au hasard, on doit mettre toutes les chances de notre côté.
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